Le Congrès a enregistré les multiples acquis réalisés par la Tunisie
de l'ère nouvelle dans ce domaine et réaffirmé la détermination des
Constitutionnels Démocrates à faire face aux ennemis de la liberté et
des droits de l'Homme et à quiconque nourrirait du mal à l'encontre
de la patrie, s'emploierait à en entraver la marche, chercherait à obstruer
la voie de l'édification démocratique et à violer les droits de l'Homme,
par le recours à la violence, au terrorisme et à l'incitation à la haine.
D'autre part les congressistes se sont félicités des relations privilégiées
existant entre le RCD et les Organisations nationales ainsi que des
rapports de dialogue établis entre ces organisations et qui procèdent
de l'esprit de concorde et de réconciliation instauré par le Changement
du 7 novembre.
Par ailleurs, le Congrès a salué la vitalité que connaît la vie associative
grâce à l'amélioration des cadres juridiques et des instruments qui
la régissent. Il a appelé les militants du Rassemblement à s'employer
à dynamiser davantage les associations en y adhérant et en élargissant
leur champ de rayonnement, afin qu'elles puissent s'acquitter pleinement
de leur rôle aux côtés des autres forces nationales, de manière à servir
le Changement et à approfondir l'esprit civique.
Le Congrès de la Persévérance a fait l'éloge du choix fondamental du
RCD qui fait des droits de la femme l'une de ses constantes politiques,
consacrant ainsi la volonté de son Président et faisant symbiose avec
la personnalité tunisienne foncièrement tolérante, ouverte et tournée
vers la modernité.
Les congressistes ont souligné que les décisions audacieuses annoncées
par le Président Zine El Abidine BEN ALI, Président du RCD et Président
de la République, le 13 août 1992, constituent par leur intensité, leur
portée et leur caractère global une réelle mutation qualitative qui
a permis à la femme d'occuper la place que lui a conférée l'ère nouvelle,
lui a ouvert la voie pour assumer ses responsabilités, à tous les niveaux,
et participer à la vie publique, dans les divers domaines, tout en renforçant
son rôle au sein de la famille, de sorte qu'elle puisse contribuer efficacement
à la gestion des affaires familiales.
Les congressistes se sont félicités de la sollicitude et particulièrement
de l'intérêt accru accordés par le Chef de l'Etat à la jeunesse, illustrés
par les initiatives présidentielles et les programmes en faveur des
jeunes lancés par le RCD qui mise sur la jeunesse en lui offrant les
opportunités de participer à la vie publique, de compter sur elle-même
et d'oeuvrer à la réalisation de ses ambitions légitimes.
Ils ont enregistré à ce propos, avec satisfaction l'émergence des jeunes
étudiants constitutionnels au cours des dernières années en tant qu'éléments
agissant au sein de l'université et oeuvrant à rationaliser et à faire
évoluer la vie universitaire.
Les participants se sont également félicités du grand intérêt porté
à l'activité intellectuelle et à la formation politique des militants
et des cadres du RCD ainsi que du lancement de nouveaux programmes et
de formules inédites telles les forums de la pensée politique, l'espace
ouvert, l'université d'été et les conférences internationales. Cette
action multiforme qui doit se poursuivre et se renforcer a touché l'élite
du RCD permettant ainsi la formation de milliers de militants capables
d'assurer avec une conscience profonde et un engagement sincère la responsabilité
de la réalisation du projet du Changement.
Ils ont souligné qu'une telle action mérite d'être soutenue et renforcée.
Dans le domaine de l'information, notamment l'information du RCD, le
congrès a recommandé d'oeuvrer à impulser davantage l'information du
Parti dans le souci d'être au diapason des nouveaux défis à relever
et du saut qualitatif et profond qu'ont connu, sous l'impulsion du Président
du Rassemblement, les références politiques et idéologiques du Parti
ainsi que ses méthodes d'action sur le terrain.
D'autre part, les congressistes ont réaffirmé que l'éducation et la
culture constituent la voie appropriée et la plate-forme essentielle
pour la réalisation du projet de société moderne annoncé par l'artisan
du Changement. En ce sens que l'éducation et la culture constituent
deux maillons essentiels dans le développement durable et la promotion
intégrale du citoyen tunisien dans une société équilibrée, ouverte sur
la civilisation humaine et enracinée dans son identité.
Les Congressistes ont accueilli avec satisfaction et optimisme l'entrée
en application de la réforme de l'éducation visant à assurer à tous
les Tunisiens les chances d'accéder à l'enseignement, à garantir l'équilibre
entre les régions, les villes et les zones rurales, à atténuer le phénomène
de l'interruption précoce des études et à instaurer des traditions culturelles
et des méthodes scientifiques nouvelles au sein des établissements scolaires.
Ils ont également apprécié les premiers résultats positifs de l'école
de base et des réformes apportées à l'enseignement scolaire aux plans
des méthodes pédagogiques et de l'encadrement culturel de l'élève.
Les Congressistes se sont particulièrement félicités du retour de la
stabilité à l'université tunisienne qui a rompu avec l'anarchie et les
surenchères politiques. Ainsi, nos étudiants se sont attelés au travail
et à la quête du savoir à la faveur de la sécurité et de la stabilité
qui règnent dans le pays, des réformes apportées aux programmes et aux
méthodes d'enseignement, des règlements promulgués pour organiser la
vie universitaire et du grand intérêt accordé par l'Etat à la formation
et au recyclage des enseignants.
Dans ce même ordre d'idées, le Congrès a souligné que l'université est
appelée à persévérer sur la voie de la réforme, à rechercher de nouveaux
moyens à même de consolider le saut qualitatif accompli et à mobiliser
davantage de ressources financières pour la réalisation de ses programmes
et projets tout en comptant de plus en plus sur ses ressources propres









