La congrès de l'ambition

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La motion Générale du congrès (3/4)

Le congrès a affirmé, à ce propos, que si le principe de base pour la poursuite des études supérieures pour tout jeune tunisien demeure le mérite aux plans des connaissances scientifiques, des aptitudes et des capacités personnelles sans que sa situation matérielle ne constitue un handicap à cet égard, il n'en demeure pas moins vrai qu'il importe de rechercher de nouvelles sources supplémentaires de financement permettant d'alléger le fardeau porté par l'Etat, d'améliorer la rentabilité de nos institutions et de faire évoluer leurs moyens de travail afin de pouvoir aller de pair avec le progrès rapide que connaît, de par le monde, ce domaine sensible notamment en matière de recherche scientifique et de maîtrise de la technologie.

Le congrès s'est félicité, par ailleurs, de l'intérêt accordé au secteur de la culture qui constitue l'un des fondements de l'oeuvre de réformes et l'un des piliers du changement par l'opportunité qu'il offre aux Tunisiens de s'exprimer, de sortir de la dépendance, d'adhérer au mouvement historique de modernité et d'émancipation, de s'insérer avec spontanéité et conscience dans le projet commun et d'épouser les hautes valeurs universelles .

Après avoir passé en revue les acquis réalisés dans ce domaine, le Congrès a fermement soutenu cette démarche qui puise sa source dans la ferme volonté de l'artisan du Changement et qui vise à entourer d'une plus grande sollicitude les intellectuels, les artistes, les hommes de lettres et les créateurs en général que ce soit au niveau individuel ou à celui des associations et des clubs, aussi différentes que puissent être leurs activités, et ce dans le but de consolider la dynamique que connaît la vie culturelle depuis le Changement.

Le Congrès enregistre avec fierté les succès et acquis réalisés par la Tunisie depuis le Changement grâce à la stabilité instaurée à la faveur de l'ère nouvelle, à la concorde et à la solidarité établies entre les différents partenaires professionnels et les franges sociales.

Ces succès se sont traduits par la réalisation d'un taux de croissance important, l'évolution enregistrée dans les domaines de l'exportation et de la productivité et par la nette amélioration des équilibres fondamentaux intérieurs et extérieurs.
Le Congrès a salué la politique tunisienne ambitieuse tendant à drainer l'investissement extérieur, à améliorer les conditions d'investissement et à en diversifier les sources dans le cadre global du renforcement continu des liens culturels et de coopération technique avec les pays frères et amis, en tant que source de rayonnement civilisationnel pour notre pays et en tant que puissant appui à nos objectifs de développement.
Il recommande de persévérer dans la voie de la réforme structurelle afin de conforter les acquis, notamment en ce qui concerne la dynamisation de l'investissement, la consolidation du capital national et la stimulation du partenariat et des sources de financement extérieur en vue de procurer le plus possible de postes d'emploi et de réaliser la sécurité dans les secteurs stratégiques.
Le Congrès souligne également que le renforcement de l'entreprise économique en tant que cellule de base pour la création des richesses, constitue le meilleur garant pour gagner le pari de la compétitivité sur les marchés extérieurs, assurer notre intégration dans le circuit économique mondial, attirer l'investissement extérieur direct et, partant, maîtriser l'endettement .
Le Congrès fait valoir, d'autre part, que la poursuite de la réforme structurelle avec assurance et efficience, permettra à l'économie tunisienne de mieux tirer profit de la redistribution des rôles entre les secteurs public et privé, sachant que la mission de l'Etat consiste à soutenir et à dynamiser le processus de développement, en se gardant d'être partie prenante dans les domaines qui ne vont pas de pair avec la nature de ses tâches. Il cite parmi les facteurs de succès de la réforme économique, les étapes franchies sur la voie d'une réforme administrative approfondie et les réformes opérées dans les domaines de la fiscalité et du financement.
Le Congrès s'est félicité de la création de la fonction de médiateur administratif et du haut comité de contrôle administratif et financier, initiatives qui tendent à introduire davantage de souplesse dans les rapports entre l'Administration et les citoyens et à assurer plus de transparence dans la gestion des biens publics.
Le Congrès rappelle que l'ajustement structurel de l'économie nationale constitue un choix déterminant et irréversible mais qu'il demeure tributaire de la préservation de la justice sociale et de la promotion des couches sociales défavorisées, recommandant à cet égard de continuer à oeuvrer à la rationalisation des investissements à caractère social et à les canaliser vers leurs ayant droits .
Il souligne aussi que la concrétisation du développement intégral et durable, doublée d'une meilleure maîtrise des grands équilibres du pays, demeure au premier plan des paris que la Tunisie se doit aujourd'hui de gagner, en vue de consolider les mesures prises dans ce contexte, le Congrès recommande de poursuivre la réforme du système bancaire et de motiver davantage les jeunes promoteurs et agriculteurs, appelant d'autre part à la restructuration du secteur industriel, dans le sens d'une plus grande libéralisation et sur la base de la promotion des techniques de gestion et de production, ainsi que de la diversification du produit, du tissu industriel, l'amélioration de la qualité et la promotion des secteurs stratégiques considérés comme catalyseurs de l'économie nationale. Il en est ainsi notamment du secteur touristique qui bénéficie de diverses incitations de la part de l'Etat en tant qu'un des secteurs clefs qui contribuent au développement national.