Le congrès a affirmé, à ce propos, que si le principe de base pour
la poursuite des études supérieures pour tout jeune tunisien demeure
le mérite aux plans des connaissances scientifiques, des aptitudes et
des capacités personnelles sans que sa situation matérielle ne constitue
un handicap à cet égard, il n'en demeure pas moins vrai qu'il importe
de rechercher de nouvelles sources supplémentaires de financement permettant
d'alléger le fardeau porté par l'Etat, d'améliorer la rentabilité de
nos institutions et de faire évoluer leurs moyens de travail afin de
pouvoir aller de pair avec le progrès rapide que connaît, de par le
monde, ce domaine sensible notamment en matière de recherche scientifique
et de maîtrise de la technologie.
Le congrès s'est félicité, par ailleurs, de l'intérêt accordé au secteur
de la culture qui constitue l'un des fondements de l'oeuvre de réformes
et l'un des piliers du changement par l'opportunité qu'il offre aux
Tunisiens de s'exprimer, de sortir de la dépendance, d'adhérer au mouvement
historique de modernité et d'émancipation, de s'insérer avec spontanéité
et conscience dans le projet commun et d'épouser les hautes valeurs
universelles .
Après avoir passé en revue les acquis réalisés dans ce domaine, le Congrès
a fermement soutenu cette démarche qui puise sa source dans la ferme
volonté de l'artisan du Changement et qui vise à entourer d'une plus
grande sollicitude les intellectuels, les artistes, les hommes de lettres
et les créateurs en général que ce soit au niveau individuel ou à celui
des associations et des clubs, aussi différentes que puissent être leurs
activités, et ce dans le but de consolider la dynamique que connaît
la vie culturelle depuis le Changement.
Le Congrès enregistre avec fierté les succès et acquis réalisés par
la Tunisie depuis le Changement grâce à la stabilité instaurée à la
faveur de l'ère nouvelle, à la concorde et à la solidarité établies
entre les différents partenaires professionnels et les franges sociales.
Ces succès se sont traduits par la réalisation d'un taux de croissance
important, l'évolution enregistrée dans les domaines de l'exportation
et de la productivité et par la nette amélioration des équilibres fondamentaux
intérieurs et extérieurs.
Le Congrès a salué la politique tunisienne ambitieuse tendant à drainer
l'investissement extérieur, à améliorer les conditions d'investissement
et à en diversifier les sources dans le cadre global du renforcement
continu des liens culturels et de coopération technique avec les pays
frères et amis, en tant que source de rayonnement civilisationnel pour
notre pays et en tant que puissant appui à nos objectifs de développement.
Il recommande de persévérer dans la voie de la réforme structurelle
afin de conforter les acquis, notamment en ce qui concerne la dynamisation
de l'investissement, la consolidation du capital national et la stimulation
du partenariat et des sources de financement extérieur en vue de procurer
le plus possible de postes d'emploi et de réaliser la sécurité dans
les secteurs stratégiques.
Le Congrès souligne également que le renforcement de l'entreprise économique
en tant que cellule de base pour la création des richesses, constitue
le meilleur garant pour gagner le pari de la compétitivité sur les marchés
extérieurs, assurer notre intégration dans le circuit économique mondial,
attirer l'investissement extérieur direct et, partant, maîtriser l'endettement
.
Le Congrès fait valoir, d'autre part, que la poursuite de la réforme
structurelle avec assurance et efficience, permettra à l'économie tunisienne
de mieux tirer profit de la redistribution des rôles entre les secteurs
public et privé, sachant que la mission de l'Etat consiste à soutenir
et à dynamiser le processus de développement, en se gardant d'être partie
prenante dans les domaines qui ne vont pas de pair avec la nature de
ses tâches. Il cite parmi les facteurs de succès de la réforme économique,
les étapes franchies sur la voie d'une réforme administrative approfondie
et les réformes opérées dans les domaines de la fiscalité et du financement.
Le Congrès s'est félicité de la création de la fonction de médiateur
administratif et du haut comité de contrôle administratif et financier,
initiatives qui tendent à introduire davantage de souplesse dans les
rapports entre l'Administration et les citoyens et à assurer plus de
transparence dans la gestion des biens publics.
Le Congrès rappelle que l'ajustement structurel de l'économie nationale
constitue un choix déterminant et irréversible mais qu'il demeure tributaire
de la préservation de la justice sociale et de la promotion des couches
sociales défavorisées, recommandant à cet égard de continuer à oeuvrer
à la rationalisation des investissements à caractère social et à les
canaliser vers leurs ayant droits .
Il souligne aussi que la concrétisation du développement intégral et
durable, doublée d'une meilleure maîtrise des grands équilibres du pays,
demeure au premier plan des paris que la Tunisie se doit aujourd'hui
de gagner, en vue de consolider les mesures prises dans ce contexte,
le Congrès recommande de poursuivre la réforme du système bancaire et
de motiver davantage les jeunes promoteurs et agriculteurs, appelant
d'autre part à la restructuration du secteur industriel, dans le sens
d'une plus grande libéralisation et sur la base de la promotion des
techniques de gestion et de production, ainsi que de la diversification
du produit, du tissu industriel, l'amélioration de la qualité et la
promotion des secteurs stratégiques considérés comme catalyseurs de
l'économie nationale. Il en est ainsi notamment du secteur touristique
qui bénéficie de diverses incitations de la part de l'Etat en tant qu'un
des secteurs clefs qui contribuent au développement national.









