Le R.C.D, héritier du mouvement de réformes en Tunisie, Parti de l'Indépendance et du Changement, apparaît aujourd'hui, tout à la fois comme le créateur, le creuset et le catalyseur des différents courants d'idées depuis les Réformistes, en passant par les Jeunes Tunisiens, les Evolutionnistes, les Nationalistes, pour aboutir à l'oeuvre initiée par le Président Zine El Abidine BEN ALI, initiateur de l'ére nouvelle, inaugurée grace au mouvement salvateur du 7 novembre 1987.
Parallèlement à ces courants d'idées, se sont développés, en soutien, un mouvement culturel et intellectuel et un élan de solidarité à travers les associations de bienfaisance, les écoles coraniques et l'octroi de bourses aux élèves et aux étudiants. Ce mouvement a grandement contribué à jeter les bases d'une cohésion nationale dont l'apport allait s'avérer décisif au succès de la lutte pour l'indépendance.
Un regard rétrospectif sur l'origine des réformes entreprises
au début du XX éme siècle permet de remonter à la publication du journal "Erraid
Ettounsi", vecteur des premières idées réformistes d'une sociéte croulant sous
le joug du colonialisme.
"El Hadhira" sera quant à elle, la voix des jeunes intellectuels et des premiers contestataires
tunisiens, parmi lesquels se distingue le militant Béchir Sfar.
Les Jeunes Tunisiens publieront "Le Tunisien" pour secouer le peuple, défendre les intérêts des "indigènes" contre les prépondérants et réclamer l'application de la Constitution tunisienne (de 1861) ainsi que l'élection d'une assemblée représentative.
"L'Action Tunisienne" fera à son tour émerger,
dans les années trente, des talents et révéler des hommes politiques aussi engagés
que téméraires, pour préserver l'identité arabo-musulmane du peuple, organiser les
efforts des patriotes et opposer un front uni et fort à toute politique d'assimilation édictée
à partir de la "métropole".
Ainsi "L'Action Tunisienne" fut le support approprié, grace auquel le Néo-Destour pourra
porter l'affaire tunisienne sur le devant de la scène internationale.
Ainsi donc, dès l'origine, la presse a été la première arme utilisée par les pères fondateurs du Parti et le porte-voix de ses leaders.