RCD-Infos
Conférence-débat autour des «exigences de l’étape, les enjeux du développement politique et du choix démocratique»
* La femme, un partenaire incontournable dans le processus de développement»

06/03/2009--
«RCD: les exigences de l’étape, les enjeux du
développement politique et du choix démocratique», est le
thème du débat organisé, hier au siège de la Maison du RCD,
à l’initiative du secrétariat général adjoint, chargé de la
femme.
Les objectifs assignés sont, notamment, de permettre à un
grand nombre de femmes intellectuelles de présenter des
suggestions, d’exposer des idées et de soulever des sujets
ayant trait à la participation de la femme au développement.
Une contribution qui vise à mettre le point sur les
exigences de l’étape, de relever les défis du développement
et d’exercer d’une manière concrète le choix démocratique de
la Tunisie qui opte pour la promotion de la femme et son
incitation à une participation réelle à l’édification de la
prospérité de son pays.
Mettant en exergue le succès de la politique tunisienne en
matière de préparation de compétences féminines capables de
faire bénéficier leur société par leurs capacités
intellectuelles, M. Brahim Jadla, directeur d’un institut
d’enseignement supérieur, s’est félicité des statistiques
éloquentes de la présence de la jeune fille dans les
facultés, affirmant que ces résultats sont le fruit d’une
politique judicieuse qui fait du savoir, mais aussi de la
promotion des compétences féminines, une finalité. On
relève, dans ce cadre, que le taux de présence des
étudiantes a atteint 59% du nombre global des étudiants et
que les excellents sont généralement des filles.
L’intervenant a relevé, dans ce même sillage, le rôle que ne
cesse de jouer le RCD dans la formation politique de la
femme et sa préparation pour une intégration facile dans les
différents secteurs de développement.
«La femme tunisienne est appelée à préserver les acquis de
la Tunisie et à renforcer la position honorable que ne cesse
d’occuper le pays sur les différents plans», a t-il ajouté.
Pour sa part, Mme Rachida Jlassi, enseignante, a mis en
valeur le thème de la conférence qui répond aux exigences de
l’étape actuelle, et qui reflète l’intérêt que ne cesse
d’accorder le RCD à la femme, actrice principale de
développement.
«Le RCD œuvre, encore et toujours, à offrir des chances
égales aussi bien à la femme qu’à l’homme pour une
implication qualifiée et qualifiante dans la vie
socio-économique et aussi dans la vie politique».
«D’ailleurs, la présence féminine se renforce , davantage,
dans les structures du RCD et sa contribution à la prise de
décision est de plus en plus importante», a t-elle précisé.
Le choix civilisationnel de la modernité, le travail
sérieux, la concrétisation des principes de développement
sont, selon l’intervenante, des défis que la Tunisie œuvre,
en misant sur ses ressources humaines, à relever.
Relever les défis de l’excellence
Mme Ouatfa Bel Aid, avocate, s’est, pour sa part, félicitée
de la présidence par la Tunisie de l’Organisation de la
femme arabe en la personne de Mme Leila Ben Ali, épouse du
Chef de l’Etat.
D’ailleurs, la protection des droits de la femme est un
sujet qui ,souligne l’intervenante, bénéficie d’une
attention particulière de la part du Président de la
République, «une attention qui englobe les différentes
initiatives à même de protéger la femme et d’assurer sa
promotion», a t-elle affirmé.
En fait, cet intérêt est dû à une prise de conscience de
l’importance du rôle joué par la femme dans la garantie d’un
développement global et durable, sa capacité à relever les
défis de l’évolution et de faire face aux exigences
actuelles.
«La contribution de la femme au développement se manifeste,
entre autres, par sa participation à la préparation des
générations futures, l’enracinement des principes de
citoyenneté et l’incitation des jeunes à prendre part à
l’édification de leur patrie. D’ailleurs, la femme est,
généralement, l’actrice principale dans l’inculcation des
principes de patriotisme».
De son côté, Mme Samira Ben Moussa Arfa, avocate, a relevé
l’importance de bénéficier des fruits des nouvelles
technologies mais aussi d’être prudent et éveillé en les
utilisant. Il est important, de même, de savoir maîtriser
les TICs et de les exploiter à bon escient dans le
militantisme politique, car «le discours politique doit
évoluer, être à la page et s’adapter aux besoins actuels
pour mieux convaincre l’audience et répondre aux attentes»,
a-t-elle expliqué.
L’intervenante a ,en outre, mis le point sur le rôle de
l’action associative et l’adhésion des femmes actives dans
les associations à la garantie de la promotion globale.
«L’adhésion volontaire de la femme à la vie associative
permet de garantir une meilleure implication féminine à
l’édification et au développement global de la patrie»,
a-t-elle signalé.
Pour Mme Najet Trabelsi, membre du comité central, le niveau
scolaire élevé de la femme, la richesse de sa culture et
l’importance de sa capacité intellectuelle figurent en tant
que facteurs de promotion sociale.
Ces facteurs ont, d’ailleurs, un impact important sur son
insertion économique et lui offrent l’opportunité de mieux
se positionner sur le marché de l’emploi.
«La femme tunisienne prouve, davantage, sa capacité dans la
direction des entreprises et sa réussite dans la création de
projets innovants, et ce à travers ses idées novatrices et
sa volonté de prendre part à l’impulsion de la vie
économique», a t-elle souligné.
Cette réussite est , selon l’intervenante, le résultat d’une
politique judicieuse, ouverte, qui fait de l’Homme la
principale richesse, et la raison finalité de toute réforme.