RCD-Infos
Sous le haut patronage du Président de la République
Conférence nationale: «Femme et développement politique: le leadership de la réalisation et le choix de l’évolution».
* L’implication de la femme dans la vie politique, une condition au développement intégral

10/03/2009-- A l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la femme, le RCD a organisé, hier, une conférence nationale placée sous le haut patronage du Président de la République traitant le thème «Femme et développement politique: le leadership de la réalisation et le choix de l’évolution».
L’initiative du RCD d’organiser une
conférence ayant trait à l’implication de la femme dans la
vie politique et à son incitation à une participation
efficiente au développement intégral a été une occasion
privilégiée pour passer en revue les différentes
réalisations accomplies en faveur de la femme et donner un
aperçu de son statut de partenaire agissant dans la société.
Il s’agit, également, de procéder à une analyse exhaustive
sur le leadership de l’expérience tunisienne en matière de
protection du droit de la femme à une participation
effective à l’action de l’édification globale.
Présentant, dans ce cadre, une conférence sur «Le
développement politique dans un monde en mutation: évolution
des concepts et des dimensions», M. Sadok Chaâbane,
président du conseil économique et social a mis en exergue
l’accession de Mme Leïla Ben Ali, épouse du Chef de l’Etat,
à la présidence de l’organisation de la femme arabe et
l’importance de cet événement pour la femme arabe qui
bénéficiera de l’expérience avant-gardiste tunisienne dans
ce domaine.
Une participation au développement
global
L’intervenant a affirmé, en outre, que le
développement politique en Tunisie est le fruit d’une
politique rigoureuse et d’une vision prospective qui fait de
l’Homme sa principale richesse. «Convaincue que le
développement politique est le fondement du développement
global, la Tunisie œuvre, davantage, à offrir le cadre
adéquat à l’impulsion de la participation politique et à
l’incitation des Tunisiens à y prendre part», a-t-il
expliqué.
Et d’ajouter que cette participation concerne aussi bien
l’homme que la femme.
D’ailleurs, «la politique tunisienne considère que
l’implication de la femme dans la vie politique est une
condition essentielle au développement intégral et durable».
A noter, dans ce même sillage, que les concepts de
«liberté», «pluralisme», «démocratie» et «droits de l’Homme»
sont des concepts consubstantiels au modèle politique
tunisien. «Des choix qui caractérisent la démarche politique
en Tunisie et qui représentent les clés de la réussite de
l’expérience tunisienne».
En d’autres termes, le succès de tout modèle de
développement exige son adaptation avec les spécificités de
la société et la réponse à ses attentes : un processus que
la Tunisie a adopté, en incitant à une contribution de
toutes les franges de la société, sans discrimination basée
sur le genre.
Cette orientation se manifeste à travers la présence
effective de la femme dans les différents secteurs, son
apport notable aux domaines de la vie active et son statut
qui ne cesse de se renforcer.
«Un positionnement honorable de la femme qui résulte de la
richesse du cadre législatif, la multiplication des
mécanismes et un souci présidentiel de la hisser au rang du
partenaire à part entière dans l’édification de la Tunisie»,
a ajouté M. Chaâbane.
Une présence
qualitative
Evoquant les statistiques relatives à la présence
de la femme tunisienne dans les différents secteurs de
développement, l’intervenant a affirmé que le taux de
présence des filles dans les facultés s’élève à 60%, celui
des avocates de 40% et des juristes de 40% et que le nombre
des femmes médecins représente ,environ, la moitié du nombre
global des médecins: «Des statistiques qui témoignent de la
promotion considérable accomplie par la femme tunisienne et
reflète la sagesse d’une politique qui a réussi à faire de
la Tunisienne un modèle à suivre».
Par ailleurs, cette promotion qualitative qui caractérise la
participation féminine à la vie publique constitue une
condition nécessaire à l’existence d’une élite féminine apte
à enrichir la vie politique par ses idées novatrices et à
impulser le développement politique en Tunisie.
«Les compétences féminines représentent une force réelle
pour la garantie du succès de la stratégie politique et
l’assurance du progrès», a signalé M. Chaâbane.
En mettant en exergue, les mutations continues que connaît
le monde, aujourd’hui, l’intervenant a mis l’accent sur le
devoir de la définition d’un discours adapté aux exigences
actuelles de la société. «Il est nécessaire de préparer les
jeunes à une participation politique efficiente, de mettre
en place une culture nationale apte à s’adapter aux
exigences de l’évolution et d’inciter à l’adhésion dans le
cadre d’une stratégie politique cohérente et globale».
Pour ce faire, la Tunisie a opté pour une démarche
novatrice, celle de «la bonne gouvernance», une démarche
qui, selon l’intervenant, a abouti à un positionnement
honorable de la Tunisie et sa classification parmi les pays
qui ont réussi à concrétiser le modèle de développement.

Du leadership de
l’expérience à l’excellence du modèle
De son côté, Mme Neziha Zarrouk, membre du Comité
central et deuxième vice -président de la Chambre des
conseillers a présenté une conférence sur «la femme et le
développement politique : entre la mondialisation de
l’approche et le leadership de l’expérience tunisienne».
La conférencière a mis en exergue la concomitance, cette
année, entre la célébration de la journée mondiale de la
femme et la présidence de la Tunisie, en la personne de Mme
Leïla Ben Ali, épouse du Président de la République, de
l’Organisation de la femme arabe. Un choix qui aboutira,
certainement, selon la conférencière à des résultats
probants et fructueux.
Dans une tentative de présenter une étude de l’approche
tunisienne en matière d’incitation de la femme à la
participation au développement politique, l’intervenante a
allié, dans sa lecture, l’aspect théorique à l’aspect
pratique, en faisant appel à des concepts qu’elle considère
fondamentaux à l’instar de «la modernisation politique», «la
réforme politique», «l’édification» et «le pluralisme».
«Ces concepts sont les spécificités des choix politiques en
Tunisie, et qui marquent la philosophie d’une politique qui
a réussi à concrétiser le développement pour tout le
peuple», a-t-elle affirmé, ajoutant que les mutations
considérables qu’a connues la vie politique en Tunisie ont
prouvé le succès des choix et l’importance de l’élan
réformiste qui considère la femme comme un acteur efficient
et fondement de tout processus de développement.
De ce fait, l’analyse du thème de la participation de la
femme au développement se caractérise, selon Mme Zarrouk,
par son dynamisme et sa relation étroite avec le processus
d’édification et de promotion des nations.
Un processus qui, a-t-elle souligné, nécessite la continuité
de l’action et l’évolution des ambitions.
D’ailleurs, dans un essai de présenter la définition du
concept de «développement politique», l’intervenante a
signalé que ce thème englobe aussi bien les actions de
participation de l’individu à la vie publique, que sa
conscience de l’importance de l’exercice de sa citoyenneté,
la valeur de sa contribution à l’impulsion du développement
global et de l’édification sociale et son implication dans
les différents domaines de développement.
En soulignant le cadre favorable qui caractérise
l’implication de la femme dans le processus de
développement, la conférencière a affirmé que la Tunisie a
procédé à la signature des différentes conventions
internationales garantissant la protection des droits de la
femme et favorisant sa contribution au développement de son
pays.
En outre, la Tunisie a adopté les principes de démocratie et
de liberté de choix comme valeur fondamentales permettant à
tous les Tunisiens sans exception de prendre part à l’action
d’édification.
D’ailleurs, en partant d’une approche qui consacre la
protection des droits de l’Homme, la politique tunisienne a
œuvré à ouvrir de larges perspectives devant la femme qui
est appelée, comme son congénère homme, à participer à la
prise de décision et à s’impliquer dans la vie politique.
Cette démarche est, selon la conférencière, le fruit d’une
volonté présidentielle de faire de la participation de la
femme au développement politique, en particulier, et au
développement global, en général, un principe qui reflète
l’attachement de la Tunisie aux principes de démocratie, de
promotion de l’Homme et d’implication du citoyen dans le
processus d’édification globale.
«Des choix qui ont fait évoluer la Tunisie du niveau du
leadership de l’expérience à l’excellence du modèle»,
a-t-elle souligné.
En marge de cette conférence, un débat ouvert a eu lieu, au
cours duquel des femmes tunisiennes ont présenté leurs
attitudes sur des sujets relatifs à la participation de la
femme au développement, et ont formulé des suggestions et
des idées innovantes sur l’importance de la sauvegarde des
réalisations accomplies en faveur de la protection des
droits de la femme.