RCD-Infos
2ème conférence nationale des formateurs régionaux
* L’école, le rôle des partis et les réformes économiques et sociales, au centre des débats

15/12/2008--
M.Hatem Ben Salem, membre du comité central du
Rassemblement Constitutionnel Démocratique et ministre de
l’Education et de la Formation, a relevé que les réformes
engagées dans le secteur de l’éducation en Tunisie visent à
former des générations futures de tirer profit de manière
optimale des avancées scientifiques et de s’adapter au mieux
aux technologies modernes.
Dans une communication présentée sur «l’école tunisienne et
les défis futurs», dans le cadre de la 2ème conférence
nationale des formateurs régionaux chargés des programmes de
formation de base, réunie à la maison du RCD à Tunis, le
conférencier a ajouté que ces réformes rompent avec la
méthodologie éducative en vigueur, fondée sur
l’apprentissage et le bourrage des cerveaux, et permet aux
générations futures d’acquérir les facultés d’initiative, de
créativité et d’innovation.
Il a fait observer que le Président Zine El Abidine Ben Ali
a pris très tôt conscience de l’ampleur des nouveaux défis
et des enjeux décisifs qui se posent à l’école, d’où son
appel, depuis l’année 1995, à réfléchir de manière
méthodique à la rénovation de la mission dévolue à l’école,
dans un contexte international marqué par des mutations
profondes au niveau de la structure des sociétés et du
savoir, des méthodes de travail et des moyens de production.
L’orateur a souligné que l’enjeu auquel l’école est appelée
à faire face au cours de la prochaine étape, c’est de
relever le défi de la qualité et de la rentabilité,
indiquant que l’action est axée actuellement en Tunisie sur
l’instauration des normes de qualité au niveau des
différentes composantes du système éducatif, et sur
l’amélioration des indicateurs pour les élever au rang des
pays les plus avancés. Il a fait remarquer, dans ce
contexte, que la loi d’orientation sur l’éducation et
l’enseignement scolaire de l’année 2002 a placé l’élève au
centre du processus éducatif, indiquant que l’école est
appelée, en vertu de cette loi, à former le citoyen de
demain et à ancrer en lui l’esprit de fidélité et
d’allégeance à la Tunisie et à l’éduquer aux valeurs de
citoyenneté et à lui permettre de s’approprier le savoir et
les compétences.
L’orateur a, par ailleurs, mis l’accent sur l’amélioration
de la formation des éducateurs, rappelant, dans ce contexte,
la création des instituts des métiers de l’éducation et de
la formation.
Passant en revue les différents acquis réalisés dans le
secteur de l’éducation, le ministre a mis l’accent sur la
volonté politique de conférer à l’éducation la priorité
qu’elle mérite. Il a relevé, à ce propos, l’importance du
volume des crédits publics alloués au secteur de l’éducation
de la formation, qui sont estimés à 7,5% du Produit
Intérieur Brut (PIB).
S’agissant de la formation professionnelle, le ministre a
passé en revue les importantes nouveautés introduites par
les réformes afin d’optimiser le lien et la complémentarité
entre les secteurs de l’éducation et de la formation. Il a
indiqué que la création des écoles préparatoires a pour
objectif de multiplier les filières offertes aux élèves
dotés de compétences et de créer un baccalauréat
professionnel ouvrant les perspectives devant les catégories
ciblées, de manière à faire du secteur de la formation une
voie de réussite.
RCD: une mission sans cesse renouvelée
Dans une conférence intitulée «Quel nouveau rôle des partis
politiques dans le monde d’aujourd’hui?», M. Faouzi Aouem,
secrétaire général adjoint chargé des structures, a fait
observer, qu’en dépit des fluctuations internationales, les
partis politiques restent les principaux canaux d’expression
de la volonté populaire. Il a relevé, toutefois, que
l’existence et la continuité des partis commandent d’adapter
leurs programmes et leurs modes d’action aux nouvelles
exigences et d’œuvrer à élargir leur champ d’activité en
tirant profit des opportunités offertes par les moyens de
communication modernes.
M.Aouem a indiqué, en conclusion, que le Rassemblement tire
sa légitimité populaire et celle de ses réalisations de la
continuité avec son legs politique, ce qui a permis au parti
d’être au diapason des mutations, de s’investir d’une
mission sans cesse renouvelée et d’adopter des programmes et
des mécanismes d’action conformes aux exigences de l’époque.
Les bases d'un développement intégral et durable
«Les réformes économiques et sociales depuis le Changement»
tel est le thème de la communication présentée, hier, à la
Maison du RCD (Rassemblement Constitutionnel Démocratique)
par M. Ahmed Torchi, directeur général des études à la
Banque Centrale de Tunisie (BCT).
M. Torchi qui s’exprimait, au nom de la BCT, dans le cadre
de la conférence, a indiqué que la politique du Changement
s’est engagée à réaliser le développement intégral et
durable dans le but de mettre en place un environnement
incitatif à la production et capable de répondre aux
aspirations des générations actuelles et futures.
Parmi les principes de cette politique, le représentant de
la BCT a cité la préservation de l’environnement, la
consécration de la solidarité, le renforcement du
développement régional équilibré, notamment en ce qui
concerne l’infrastructure de base, les équipements
collectifs et la création des pôles économiques régionaux et
des pôles de développement dynamiques.
Le responsable a passé en revue les réalisations
socioéconomiques accomplies par la Tunisie au cours des deux
dernières décennies, soulignant les profondes réformes
initiées par le pays. Ces réformes ont permis, a-t-il
indiqué, de porter la contribution du secteur privé à
l’investissement à environ 62% en 2008 contre 47,8% en 1987,
de diversifier le tissu économique national, de promouvoir
les secteurs à haut potentiel d’exportation tels que les
industries mécaniques et électriques (IME) et de promouvoir
des créneaux à haute valeur ajoutée à l’instar des
technologies de l’information et de la communication (TIC)
dont la contribution à la croissance en 2008 est estimée à
31,5%.
La politique adoptée par la Tunisie laquelle repose sur la
corrélation entre le social et l’économique et mise sur le
facteur humain, a permis d’améliorer les indicateurs de
développement humain grâce aux acquis en matière
d’enseignement et de couverture sanitaire et sociale, a
rappelé M. Torchi. Il s’agit surtout de l’amélioration du
taux d’électrification à 98,9% en milieu rural en 2007
contre 35,3% en 1987 et de l’augmentation du taux
d’approvisionnement en eau potable de 28,7 en 1987 à 93% en
2007.
Le responsable a fait remarquer que malgré les réalisations
et acquis accomplis par la Tunisie, la vigilance doit être
de mise pour s’adapter aux exigences de la conjoncture
économique mondiale actuelle, atténuer les éventuels impacts
de la crise financière et préserver les atouts de la
Tunisie.