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Conférence nationale sur le thème
«La bonne gouvernance: dimension et contenus»
Des traditions bien ancrées et des institutions politiques efficientes
 

18/02/2008--  La Maison du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) à Tunis, a abrité, hier matin, les travaux d'une conférence nationale sur le thème "La bonne gouvernance : dimension et contenus".

Présidant l’ouverture de cette manifestation, Mme Alifa Farouk, membre du Bureau politique du RCD et médiateur administratif, a expliqué que le Président Zine El Abidine Ben Ali a réussi, depuis l’avènement du Changement, à jeter les fondements de la bonne gouvernance et permis ainsi à la Tunisie de réaliser d’importants succès dans tous les domaines, comme en témoignent les rapports des instances onusiennes et des institutions régionales et internationales spécialisées.

Mme Farouk a passé en revue les spécificités du projet sociétal tunisien, un projet moderniste fondé sur des législations modernes, le renforcement du rôle des institutions constitutionnelles et la consolidation du processus démocratique pluraliste.

Elle a, par ailleurs, mis l’accent sur l’importance de la politique de concertation et de dialogue adoptée en Tunisie et qui a favorisé une large participation des citoyens à la vie publique et une écoute plus attentive des préoccupations des différentes catégories sociales.

Mme Alifa Farouk a, d’autre part, mis en exergue la détermination du Chef de l’Etat à assurer la mise à niveau de l’administration, à consolider les structures de suivi et de contrôle et à renforcer leurs prérogatives, en vue de consacrer la transparence et l’obligation de rendre compte. Elle a cité dans ce contexte la création de la fonction de médiateur administratif et du comité supérieur des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.

Elle a rappelé, à ce sujet, la position privilégiée qu’occupe le médiateur administratif au niveau régional et international.

Pour sa part, M. Mahmoud Saïd, secrétaire général adjoint du RCD chargé des programmes d’avenir, a mis l’accent sur l’opportunité offerte par cette rencontre pour analyser le concept de bonne gouvernance. Il a salué les réformes audacieuses initiées par le Président de la République dans tous les domaines, en vue de consacrer le principe de la bonne gouvernance, en particulier les réformes annoncées dans la Déclaration du 7 novembre 1987.

Il a, d’autre part, évoqué la dynamique de réflexion que vit actuellement la Tunisie, à la faveur, notamment, des réunions des commissions de réflexion chargées de préparer le 5e congrès du RCD.

M. Zouheïr M’dhaffer, ministre chargé de la Fonction publique et du Développement administratif, a affirmé que l’évolution des peuples se mesure désormais à l’aune de leur réussite à instaurer l’Etat de droit et des institutions et de leur capacité à promouvoir leurs indicateurs en termes de bonne gouvernance qui est fondée sur trois dimensions corollaires, politique, institutionnelle et économique.

Dans une communication donnée dans le cadre de la conférence nationale organisée, hier, par le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD), à Tunis, le ministre a passé en revue les conditions de réalisation de la bonne gouvernance.

Il a souligné, à ce propos, que ces conditions sont le renforcement de la participation à la prise de décision, la consécration de la primauté de la loi et du principe de la transparence, la réceptivité et la réactivité aux ambitions des citoyens, la consolidation du consensus national, la consécration de l’égalité et de la justice, la garantie de la compétence et de l’efficience, l’obligation de rendre compte et l’élaboration d’une vision stratégique.

M. M’dhaffer a fait observer que la Tunisie dispose de traditions séculaires en matière de bonne gouvernance, rappelant dans ce contexte que la première Constitution, «le pacte fondamental», a été promulguée en 1861, que le premier journal, «le Journal Officiel», a été publié dès le 22 juillet 1860 et que la fonction de Grand Vizir a été créée en février 1860.

Passant en revue les indicateurs positifs enregistrés en Tunisie sur la voie de l’instauration de la bonne gouvernance, le conférencier a relevé que la Tunisie fait partie des pays qui se distinguent par leur stabilité politique, grâce notamment à un ensemble d’institutions politiques efficientes, à des traditions bien ancrées en matière de droit et à des élections libres et régulières.

La Tunisie, a-t-il ajouté, est aussi considérée comme étant un pays émergent sur le plan économique à la faveur de la croissance continue de sa compétitivité, de son rayonnement et de sa réussite à honorer ses engagements.

M. M’dhaffer a fait remarquer que la Tunisie est, également, un pays socialement équilibré et solidaire, comme en témoignent l’importance de sa classe moyenne, un taux de pauvreté en constante régression, son succès à instaurer un consensus national global et la consécration du principe de solidarité à travers la mise en place de mécanismes et d’institutions spécialisés.

Le conférencier a indiqué que la Tunisie se caractérise par sa tolérance et son ouverture que reflètent notamment la consécration du principe de la liberté de culte, son appartenance réfléchie à la civilisation arabo-islamique et son ouverture sur la modernité.

Traitant des spécificités du modèle tunisien dans le domaine de la bonne gouvernance, le ministre a relevé que ce modèle est basé sur une approche globale fondée sur l’interdépendance entre les dimensions politique, économique et sociale et sur le refus des solutions toutes faites en prenant en considération les spécificités nationales dans l’élaboration des politiques de réforme.

La Tunisie a également adopté le principe du gradualisme et du renforcement de l’efficacité et du partenariat entre les secteurs public et privé et la société civile, a-t-il conclu.   


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