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M. Abdelwaheb Abdallah donne une conférence au Forum de la pensée politique du RCD
* Ben Ali demeure attaché à l’UMA en tant que choix stratégique pour les peuples et les Etats de la région
* L’histoire doit au Président Ben Ali ses efforts louables et sa contribution agissante pour la tenue du Sommet de Zéralda le 10 juin 1988 et sa contribution à la réussite de ses travaux qui ont préparé le terrain au Sommet de Marrakech qui a proclamé la fondation de l’UMA

19/02/2009--
A l’occasion de la célébration, en Tunisie, du
20ème anniversaire de la création de l’Union du Maghreb
Arabe, M. Abdelwaheb Abdallah, membre du bureau politique du
Rassemblement Constitutionnel Démocratique et ministre des
Affaires étrangères a donné, mardi, une conférence au Forum
de la pensée politique du RCD ayant pour thème «l’Union du
Maghreb Arabe, enjeux du présent et défis de l’avenir», en
présence du secrétaire général du Rassemblement, de cadres
et de personnalités nationaux et de militants du parti.
Le ministre a souligné l’importance considérable que le
Président Zine El Abidine Ben Ali accorde à l’édification
maghrébine et la place de choix que ce projet occupe dans
les choix et les orientations de la Tunisie de l’ère
nouvelle.
Il a passé en revue, au début de son intervention, les
principales étapes historiques de l’émergence des prémices
d’une identité maghrébine commune et la nouvelle conscience
des peuples de la région quant à la possibilité de réaliser
le rêve maghrébin. Ces prémices, a-t-il précisé, sont
apparues dès le début du siècle dernier dans des tentatives
liées, essentiellement, à la lutte contre la colonisation
dans la région maghrébine, à travers des initiatives dont la
création de l’Union des étudiants d’Afrique du Nord en
France en 1927 et la création du Bureau du Maghreb Arabe au
Caire en 1947.
Outre le rôle qu’elles avaient joué dans la stimulation de
l’esprit militant parmi les peuples de la région, ces
initiatives, a-t-il dit, ont contribué à l’approfondissement
du sentiment d’appartenance à l’espace maghrébin en tant
qu’aspiration politique alimentant le référentiel
idéologique des partis et des mouvements de libération
nationales dans la région maghrébine. Il a relevé que le
congrès des partis politiques maghrébins tenu à Tanger au
mois d’avril 1958, a été une étape cruciale, un jalon majeur
sur la voie du rapprochement entre les peuples maghrébins et
un point de départ dans la recherche des perspectives de la
concrétisation du projet maghrébin.
Il a, également, passé en revue certaines autres tentatives
d’intégration entreprises au lendemain de l’indépendance des
Etats de la région, à l’instar de la création de la
Commission consultative maghrébine permanente, en 1964, dans
le but d’aménager la plate-forme nécessaire pour la
complémentarité et l’intégration économique et sociale entre
les Etats maghrébins.
Certains différends ayant marqué les relations entre
certains Etats de la région au cours des années 70, a-t-il
fait remarquer, ont empêché le parachèvement du processus
maghrébin. Il a affirmé que le Changement historique qu’a
connu la Tunisie le 7 novembre 1987, sous la direction du
Président Zine El Abidine Ben Ali est venu donner un nouveau
souffle aux relations entre les Etats de la région. C’est ce
qui a contribué, a-t-il ajouté, à l’instauration d’un climat
favorable pour la tenue du sommet de Zeralda en Algérie le
10 Juin 1988. Ce sommet, a-t-il indiqué, a constitué un
tournant historique de la région, ayant préparé le terrain à
la proclamation de l’Union du Maghreb Arabe au sommet de
Marrakech le 17 février 1989 et à l’entrée du processus
maghrébin dans une nouvelle phase de réalisation sur la voie
de la concrétisation de l’édifice maghrébin.
Le ministre a fait observer qu’il n’est pas fortuit que le
nouveau démarrage du processus maghrébin coïncide avec
l’avènement du Changement du 7 novembre en Tunisie et son
projet civilisationnel, initié par le Président Zine El
Abidine Ben Ali, conformément à une méthodologie réaliste et
rationnelle, fondée sur des orientations visant à réaliser
le développement global et à conforter la présence et
l’intégration de la Tunisie dans les différents espaces de
son appartenance régionale et internationale.
Il a, dans ce contexte, mis l’accent sur l’approche du
Président Ben Ali au sujet de l’action maghrébine commune,
relevant que la dimension maghrébine tire son importance,
dans la pensée du Président de la République, de la valeur
stratégique de la région du Maghreb, aux différents niveaux,
politique, économique et sécuritaire ainsi que dans les
dénominateurs communs historiques, civilisationnels et
géographiques unissant ses pays et qui ont fait du Maghreb
arabe l’une des régions du monde les mieux habilitées à
réaliser la complémentarité et l’intégration.
Partant de ces convictions basées sur des données
historiques, objectives et constitutionnelles, a-t-il
ajouté, l’action maghrébine commune a été au premier rang
des préoccupations du Chef de l’Etat qui lui a conféré une
place stratégique, dans le cadre des constantes de la
politique extérieure tunisienne, qui tire son référentiel de
la Déclaration du 7 novembre, à travers laquelle, le Chef de
l’Etat a pris l’initiative, dès l’aube du Changement,
d’assainir l’atmosphère des relations entre la Tunisie et
les pays voisins, de rétablir la confiance mutuelle et de
réunir les conditions favorables en vue d’instaurer des
relations de coopération constructive avec l’ensemble des
pays maghrébins frères et de relancer le processus
maghrébin.
M. Abdelwaheb Abdallah a souligné que l’histoire doit au
Président Ben Ali ses efforts louables et sa contribution
agissante à la tenue du sommet de Zeralda (Algérie) le 10
juin 1988 et sa contribution à la réussite de ses travaux
qui ont préparé le terrain à la tenue du sommet de Marrakech
le 17 février 1989, sommet qui a proclamé la fondation de
l’Union du Maghreb Arabe.
Le ministre a fait observer que la Tunisie, depuis la
création de l’UMA, ne ménage aucun effort pour raffermir la
coopération et la coordination avec le reste des pays
maghrébins frères en vue d’instaurer les institutions et les
structures de l’Union et mettre en place un cadre législatif
cohérent réglementant l’action maghrébine commune sur les
différents plans.
Il a rappelé que les premières années de l’action maghrébine
commune a connu un rythme encourageant, illustré par
l’élaboration de plusieurs études sectorielles et la
conception d’une série de projets maghrébins d’intégration,
dont notamment, l’autoroute, le réseau ferroviaire, le train
maghrébin express, l’installation de la connexion
téléphonique par voie du câble «Ibn Khaldoun» des fibres
optiques, le satellite maghrébin des télécommunications et
l’observatoire maghrébin des eaux.
Il a, également, évoqué les acquis accomplis dans le domaine
de la stratégie maghrébine pour la sécurité alimentaire et
le programme maghrébin de lutte contre la désertification et
la protection de l’environnement ainsi que la coopération en
matière de santé humaine et de promotion de la santé animale
et végétale, outre l’accord conclu, lors du sommet de Ras
Lanouf en 1991 en Libye, pour la mise en place d’une
stratégie maghrébine de développement commun qui a appelé à
l’instauration d’une zone maghrébine de libre-échange, étape
précédant l’installation du marché commun maghrébin.
M. Abdelwaheb Abdallah a fait observer que l’action
maghrébine commune a connu, depuis 2001, une dynamique
illustrée, notamment, par l’organisation de plusieurs
réunions du conseil des ministres des affaires étrangères,
du comité de suivi, des commissions ministérielles
spécialisées et des conseils sectoriels.
Il a ajouté que le Président Ben Ali considère que la
promotion des relations de fraternité et de coopération
entre les pays maghrébins comme un pilier fondamental de
l’édifice maghrébin.
Partant de cette approche, a-t-il ajouté, la Tunisie a œuvré
à impulser les relations de coopération bilatérale avec les
pays maghrébins et à assurer, en même temps, la périodicité
des réunions des structures de l’UMA au niveau ministériel
et des commissions sectorielles et à parachever
l’édification des institutions économiques de l’Union.
Le ministre a souligné que l’évolution qu’ont connue les
relations de fraternité et de coopération entre la Tunisie
et les pays maghrébins a eu un impact positif sur le
processus d’intégration économique maghrébine et contribué à
accélérer la mise en place d’une zone maghrébine de
libre-échange.
Cette évolution, a-t-il indiqué, a aussi permis de dynamiser
le rôle du secteur privé, à travers la relance de l’Union
maghrébine des agriculteurs et l’accélération du processus
de création de l’union maghrébine des hommes d’affaires.
Cette évolution, a-t-il ajouté, a, également, contribué à
dynamiser l’Union des banques maghrébines et conforté les
efforts visant à mettre en place la Banque Maghrébine pour
l’investissement et le commerce extérieur (BMICE) qui est de
nature à contribuer à l’accélération du rythme d’intégration
et de complémentarité économique maghrébine.
Le ministre a souligné que les difficultés conjoncturelles
que connaît l’action maghrébine commune ne doit pas occulter
les acquis et les réalisations accomplis, durant les deux
dernières décennies.
Il a réaffirmé, dans ce contexte, l’attachement indéfectible
du Président Ben Ali et de ses frères, maghrébins, à l’UMA
en tant que choix stratégique pour les Etats et les peuples
de la région, dans un contexte international marqué par des
mutations rapides et accélérées qui imposent aux pays
maghrébins de réagir dans le cadre d’une action collective
afin de faire face aux défis qui se posent.
Le ministre a fait remarquer que, partant de sa vision
prospective des grandes mutations internationales et de
leurs incidences sur les différents aspects de la vie
quotidienne, notamment, aux niveaux politique et économique,
le Chef de l’Etat ne cesse de réaffirmer l’attachement de la
Tunisie au choix maghrébin et sa détermination personnelle à
œuvrer, en collaboration avec ses frères maghrébins, à
transcender les difficultés entravant l’impuslion du
processus d’intégration maghrébine et la dynamisation du
rôle de l’Union en tant que groupement politique et
économique occupant la place qu’il mérite à l’échelle
régionale et internationale.
M. Abdelwaheb Abdallah, a souligné que les derniers
développements, notamment, dans la région du Moyen Orient
ont montré la nécessité de consolider davantage le rôle de
l’UMA qui constitue un pilier essentiel de l’action arabe
commune, au service des causes arabes au premier rang
desquels la cause palestinienne.
Ces évènements, a-t-il indiqué, ont aussi montré
l’importance du rôle dévolu à l’UMA dans l’impulsion du
processus de modernisation et de réformes dans le monde
arabe, en plus de l’importance de son rôle à l’échelle
africaine en matière de consolidation des attributs de la
paix, de la sécurité et du développement dans le continent
africain pour favoriser son interaction positive avec les
autres groupements régionaux.
Il a ajouté que les fluctuations économiques mondiales
actuelles, dont notamment les répercussions négatives de la
crise économique et financière internationale ont aussi
montré la nécessité d’œuvrer en commun pour réaliser la
complémentarité économique et favoriser l’intégration
maghrébine.
Cette intégration, a-t-il indiqué, contribue à l’impulsion
des processus de développement à l’échelle de chaque pays et
représente, en même temps, un attribut fondamental pour la
consolidation de l’aptitude des pays maghrébins à s’intégrer
dans le processus de la mondialisation pour faire face aux
défis qui se posent et instaurer des partenariats équilibrés
avec les grands groupements économiques régionaux.
Le ministre a, également, mis l’accent sur la nécessité de
consolider la coopération culturelle entre les peuples
maghrébins et d’affermir les liens de fraternité et de
solidarité entre eux afin d’enraciner l’identité maghrébine
chez les jeunes générations et de consolider leur sentiment
d’appartenance à l’espace maghrébin et leur fierté du
patrimoine culturel et civilisationnel commun.
Il a, dans ce contexte, relevé l’importance du rôle dévolu
aux structures éducatives, aux médias, aux moyens de
communication et aux différentes composantes de la société
civile dans la stimulation du sentiment de l’appartenance
maghrébine et dans la diffusion des principes de fraternité,
de solidarité et de complémentarité entre ses peuples, à
l’heure des grands défis générés par la mondialisation.
Ces défis, a-t-il indiqué, nécessitent un surcroît d’effort
pour préserver les attributs de l’identité nationale et les
spécificités culturelles ainsi que la mobilisation des
énergies pour concrétiser l’option maghrébine.
En conclusion, M. Abdelwaheb abdallah a souligné que la
célébration du 20ème anniversaire de l’UMA offre
l’opportunité d’apprécier les multiples réalisations et
acquis accomplis, ces 20 dernières années, sur la voie de la
complémentarité et de l’intégration maghrébine, réalisations
qui ont englobé tous les aspects de l’action maghrébine
commune et favorisé la mise en place des institutions de
l’UMA.
Il a indiqué que ces acquis ne sont que des étapes sur un
long processus et qu’il est donc nécessaire de persévérer
pour réaliser cet objectif ambitieux .
En réponse aux questions et interrogations des participants,
le ministre a rappelé la réaffirmation par le Chef de l’Etat
de la nécessité de redoubler d’efforts, face à l’ampleur des
défis et des enjeux qui se posent, pour surmonter les
obstacles entravant le parachèvement de l’édification de
l’UMA et pour répondre aux aspirations légitimes des peuples
et des générations successives de maghrébins à atteindre la
complémentarité et l’intégration qui sont des attributs
essentiels de l’invulnérabilité, de la stabilité et de la
prospérité de la région.